
la paix, maintenant, en Palestine
"LA PAIX, MAINTENANT, EN PALESTINE"
Programmées de longue date, ces deuxièmes Rencontres Citoyennes dont le thème est "la paix, maintenant, en Palestine", prennent en ce mois d’avril 2003 un volume tout particulier. A l’heure où ces lignes sont rédigées, un double sentiment affleure :l’indignation et l’espoir. L’indignation de voir le gouvernement des Etats-Unis et ses supplétifs les plus zélés, les premiers ministres anglais et espagnol, s’asseoir sans vergogne sur les résolutions de l’ONU, mépriser les millions de voix qui, dans le monde -y compris aux USA, en GB et en Espagne- s’élèvent contre cette guerre inique, pour nous dire, toute honte bue, que cette guerre est "inévitable". "Inévitable", comme peut l’être un ouragan, une tempête. Elément ou événement qui serait inscrit dans le destin ou la fatalité et en face desquels on n’aurait d’autre alternative que de faire le dos rond. Si les hommes sont responsables d’eux-mêmes et de leur destin, comme le disait Sartre, on est en droit de penser que ces va-t-en-guerre sont simplement irresponsables et fondamentalement lâches. Il est aussi fort à parier qu’ils n’aient jamais lu Sartre. Pour le pétrole, on est prêt à déverser la mort sur des millions d’Irakiens dont une immense majorité, soit dit au passage, est âgée de moins de 15 ans. Le régime américain et sa main armée, la CIA, spécialiste des coups tordus, seraient incapables de renverser, d’une manière ou d’une autre, Saddam Hussein, eux qui se sont "faits la main" aux quatre "coins" du globe, de l’Amérique du Sud à l’Afrique en passant par l’Asie ? Eux qui ont armé, en son temps, ce même personnage, contre les ayatollahs iraniens où les intégristes afghans avant de virer de bord au gré d’intérêts géopolitiques fluctuants ? Mais faut-il vraiment le rappeler ? Le cynisme, le mensonge, la brutalité sont des valeurs refuges, de véritables boussoles qui guident certaines sphères politico-financières.
UNE VRAIE PRISE DE CONSCIENCE
D’autant que le temps presse : une vraie prise de conscience naît aujourd’hui dans le monde, des mouvements alternatifs, puissants et organisés, remettent en cause un système qui, quoi qu’il en soit, se moque comme d’une guigne, de l’homme et de son environnement. Le citoyen du monde, même isolé, se pose de plus en plus de questions quant à son devenir et à celui de ses enfants. La couche d’ozone, la pollution, l’émergence de "nouvelles maladies", une crise socio-économique omniprésente, etc. bref tout un faisceau de circonstances le conduit à douter de la crédibilité d’un système fondé pour l’essentiel sur des considérations financières.
Pour en revenir à la soirée du 9 avril proprement dite, la projection de courts-métrages sur la "question" de la Palestine, et sur l’occupation dont son peuple fait l’objet depuis des décennies, précédera un débat avec Bernard Ravenel, Président National de l’AFPS (Association France-Palestine Solidarité), Georges Gumpel, représentant le SICO (Soutien aux Israéliens Contre l’Occupation) et l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix), Henri Chardon militant à ATTAC et bien sûr René Balme, maire de Grigny. On aura compris que l’espace de parole dégagé pour ces rencontres citoyennes n’est ouvert qu’aux militants de la paix.
PACIFISTES JUIFS
Moins connus du grand public, les pacifistes d’obédience juive comme l’UJFP s’expriment également clairement pour la paix, s’inscrivant même récemment dans une organisation internationale [1] elle-même composée de 16 organisations juives de 8 pays européens. Un manifeste édité à l’issue de cette rencontre précise : "nous pensons que la seule issue à l’impasse actuelle passe par un accord basé sur la création d’un Etat palestinien indépendant et viable et sur la garantie du bien-être et de la sécurité en Israël et en Palestine. Cela exige la fin immédiate de l’occupation des territoires palestiniens de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, avec la reconnaissance des frontières de 1967, l’évacuation complète de toutes les colonies juives dans l’ensemble des territoires occupés, la reconnaissance du droit pour les deux Etats d’avoir Jérusalem comme capitale, la reconnaissance par Israël de sa responsabilité dans la création du problème des réfugiés palestiniens et du principe du droit au retour des Palestiniens comme étant un droit humain (...).
EXPOS
La ville de Grigny présentera à partir du 11 avril, à l’Hôtel de Ville, une exposition du photographe palestinien Abed Omar Qusini. Cette exposition intitulée "la destruction de Jénine et Naplouse" est constituée d’une quarantaine de clichés. Rappel des faits : L’armée israélienne a détruit une grande partie de la vieille ville de Naplouse (Nablus), en Cisjordanie occupée. L’attaque a eu lieu du 3 au 21 avril 2002. Ensuite, un couvre-feu a été instauré. Il est ininterrompu depuis le 20 juin. Interdiction de sortir, de travailler, d’aller à l’école, d’aller au ravitaillement...La ville de Naplouse est née il y a 9000 ans. C’est l’une des plus vieilles villes de l’Humanité. Elle s’est appelée Tal Balata, puis Shakim. Elle est classée par l’UNESCO au patrimoine historique de l’Humanité. Elle a été, et elle est, saccagée au char, à l’hélicoptère et au bulldozer. Par ailleurs, deux plasticiens, Yves Henri et Yves Orly, présenteront lors de la soirée du 9 avril des créations spécialement réalisées à cette occasion et exprimeront, à travers elles, ce que leur inspire la guerre dont est victime le peuple palestinien.
DE L’EMOTION ET DU COURAGE EN PARTAGE
Il y avait de l’émotion et de l’intelligence ce mercredi 9 avril salle Jean Macé. De l’émotion lorsqu’une image du film "Jenine, Jenine" nous montre un enfant dans un cimetière qui s’approche d’une tombe devant laquelle il s’arrête avant d’indiquer que c’est là, à ses pieds, que son père est enterré.La tombe est surmontée d’un carton ondulé faisant office de pierre tombale, sur laquelle est écrit en arabe ce qu’on devine être le nom, les dates de naissance et de mort de cet homme. Une autre image nous montre d’autres enfants qui aident un handicapé mental à déposer correctement sur une tombe la photo de son ami, également handicapé, assassiné lui aussi par l’armée israélienne. Lors de cette soirée consacrée à la Palestine, le public très nombreux retint son souffle lorsque la sonnerie de téléphone, amplifiée, se fit entendre dans la salle Jean Macé.
"NOUS VOULONS JUSTE UNE TERRE"
En direct de Jenine, des Palestiniens venus délivrer un message de paix. Une libraire palestinienne présente ce soir-là nous traduit les propos que ces jeunes gens nous transmettent : "Nous adressons à la France, pays de paix, et aux habitants de Grigny, notre salut. Nous souhaitons que la France reste debout aux côtés du peuple palestinien et de son rêve. Un rêve très simple qui est de vivre son droit, d’être libre sur une terre de paix. Pour atteindre ce droit, nous sommes prêts à lutter contre l’occupation israélienne et nous appelons les peuples amis à nous aider. (...) Nous ne sommes pas des terroristes, nous voulons juste une terre". Le groupe concluait en appelant chacun à ne pas oublier les massacres dont les Palestiniens font l’objet.
Et en ce jour anniversaire de la destruction de Jenine, ce message prenait une signification encore plus forte. Ironie des choses, l’enfer de feu et d’obus s’est abattu sur une ville qui signifie en arabe paradis. S’adressant, toujours en direct, à ses interlocuteurs, le maire, René Balme, affirmait clairement son soutien à la cause palestinienne et annonçait, dans un tonnerre d’applaudissement dans la salle et à Jenine qu’il proposerait au Conseil municipal que Grigny soit jumelée avec Bethléem. Avant cette conversation téléphonique, les 150 personnes présentes dans la salle Jean Macé, ont pu voir un extrait du film "Jenine, Jenine", film de Muhammad Bakri censuré par les autorités israéliennes mais aussi par Arte qui a bouleversé sa grille initiale du 1er avril pour déprogrammer un documentaire jugé "très affectif, très fort, mais contesté et pouvant être mal interprété". Ce film, effectivement très fort nous montre le quotidien d’un peuple spolié, humilié, partagé entre la colère et les pleurs. Un film intense, bouleversant qui prend aux tripes. L’émotion qui le porte nous transperce littéralement et appelle en nous la révolte. "Le petit peuple des guetteurs", court-métrage projeté après "Jenine, Jenine" est l’oeuvre d’un jeune réalisateur français, Sam Albaric, présent le 9 avril à Grigny, qui veut témoigner que "créer, c’est résister". Ce film parle de l’aventure d’une construction collective -le guetteur- au camp de Jenine en juillet 2002. Le guetteur, pièce centrale de l’histoire, symbolise une existence aux aguets, soumise, comme tous, à la sarabande des hélicoptères de combat israéliens, et qui, au-delà des collines, veille et témoigne.
Puis vint l’heure du débat. Animé par Françoise Germain-Robin, grand reporter, spécialiste du "conflit" israélo-palestinien, il regroupa Bernard Ravenel, Président National de l’Association France-Palestine Solidarité, Georges Gumpel, de l’Union Juive Française pour la Paix et du Sico (Soutien aux Israéliens Contre l’Occupation), Henri Chardon, d’ATTAC et René Balme.
Disons le tout net : ce débat fut d’une très haute tenue. Et évidemment, la guerre en Irak fut évoquée. Non pas tant en raison de l’actualité, pas seulement en tout cas, mais bien parce que cette guerre constitue un des éléments d’un global. Du reste, Bernard Ravenel a été d’une clarté limpide sur cette question : "cette guerre n’est pas seulement une guerre américaine mais plutôt une guerre israélo-américaine". Il est évident, et nous l’avons écrit ici même, que l’invasion de l’Irak procède d’une volonté hégémonique qui dépasse les strictes frontières de ce pays. Ceci pour des raisons autant économiques que géopolitiques.
Faut-il rappeler cette poignée de main chaleureuse en 1983 entre Rumsfeld, secrétaire d’Etat à la Défense (déjà à l’époque) du président Reagan et Saddam Hussein sur fond de guerre à venir entre l’Irak et l’Iran ? Rappeler l’aide militaire que les USA ont apporté à celui qui, 20 ans plus tard, s’est transformé dans l’esprit des dirigeants américains, en "dictateur" ? Bernard Ravenel rappelait par ailleurs que durant cette guerre 2003, il existait à Tel-Aviv un commandement conjoint israélo-américain. Ce qui induit une "implication concrète d’Israël dans cette guerre à seule fin de détruire l’organisation internationale fondée par l’ONU". Il s’agit ni plus ni moins que de "repenser" le Moyen-Orient dans son ensemble avec en filigrane, un affaiblissement calculé de la terre palestinienne. Modification donc de l’équilibre géopolitique de la région mais aussi, et ce paramètre est essentiel pour une Amérique dans une situation économique catastrophique, ouverture de tous les pays à l’économie libérale. En mettant en place, sans états d’âme, un ordre musclé et autoritaire. Citant Emmanuel Todd, sociologue français qu’on ne peut soupçonner de sympathie gauchiste, un intervenant parlait, à propos des USA, d’un Etat voyou.
GEORGES GUMPEL, "JUIF FRANÇAIS"
Georges Gumpel, "juif français", c’est ainsi qu’il se présente, dénonça la guerre menée par Israël contre le peuple palestinien, fustigeant au passage l’étrange silence des intellectuels juifs français sur cette question : ces "intellectuels juifs qui soutiennent Sharon ne sont pas des intellectuels, ce sont des chiens rampants". Il ajoutait : "les progressistes juifs français dénoncent ceux qui parlent en notre nom et prétendent nous remplacer". Lui-même et les mouvements qu’il représente "exigent le retrait total des territoires occupés, la destruction des colonies juives illégales et la création immédiate d’un état palestinien". Un discours incontestablement courageux et à contre-courant de ceux tenus habituellement par la majorité des institutions juives de France et d’ailleurs. Cela dit, les participants au débat ont souhaité rendre hommage au combat mené par les pacifistes israéliens, dans leur propre pays, témoignant là aussi d’un courage exemplaire. Georges Gumpel se reconnaît en eux, lui qui considère qu’il est de son devoir de relayer ces voix pour la paix. Reste que ce mouvement pacifiste à Tel-Aviv est largement minoritaire comme en attestent les dernières élections qui ont débouché sur une victoire triomphale de Sharon et de l’extrême droite de ce pays. Le gouvernement israélien, nous rapportait Françoise Germain-Robin, n’a pas craint, avant la guerre en Irak, de distribuer des masques à gaz aux seuls Israéliens. Les Palestiniens d’Israël et les immigrés d’origine asiatique pour l’essentiel, n’ont pas eu droit à cette mesure préventive de sécurité. Ce qui en dit long sur le mépris dans lequel est tenu quiconque n’est pas Juif en Israël.
SPOLIATION ET LACHETE
Ce débat, très pédagogique, a également été l’occasion de retracer l’histoire et les conditions dans lesquelles s’est créé l’Etat d’Israël selon les voeux de l’Angleterre après la seconde guerre mondiale et l’escroquerie politique dont ont été victimes les Arabes. Georges Gumpel parla de "spoliation des terres palestiniennes par Israël". Une personne dans le public a pointé par ailleurs la responsabilité actuelle des pays arabes dans le règlement de la "question" palestinienne mais aussi dans l’aide active ou passive qu’ils ont apportée à la coalition anglo-américaine dans la guerre contre l’Irak. On pourrait même parler d’un silence proche de la lâcheté ou pour le moins de collaboration. "L’Irak est cassée aujourd’hui, ajoute ce témoin, à qui le tour demain ?".
BOYCOTT DES PRODUITS ISRAELIENS
Une lâcheté que d’aucun font également endosser à l’Europe qui, face au miroir de l’Histoire systématiquement brandi par Israël à la face du monde, ferme les yeux sur les violations par ce pays des résolutions de l’ONU et bafoue, en toute impunité, les règles internationales, dont celles qui régissent le commerce mondial. Georges Gumpel et le collectif 69 se rendent régulièrement dans les grandes surfaces de la région, répertorient les produits israéliens avant d’appeler à leur boycott. Un témoin dénonçait le racolage dont font l’objet les Juifs français par Israël. Il existe en effet un ancien militaire, triste VRP, dûment dépêché en France par le gouvernement israélien pour convaincre les Juifs français de quitter un lieu qui serait "le pays le plus dangereux d’Europe" pour cette communauté. Quelques instants plus tard, un Palestinien, résidant au foyer Sonacotra de Givors apportait son témoignage. Originaire de Gaza, son histoire est un long calvaire qui commence en 1979 par la démolition par les chars israéliens de la maison de ses parents alors que ces derniers se trouvent à l’intérieur. Constatant l’ampleur du massacre lors de son retour de travail, il "s’accroche" avec les soldats israéliens qui le passent à tabac et l’emprisonnent. Suit un long périple à sa libération, qui le conduit en Egypte, au Liban, en Turquie, en Grèce, à Sangatte avant d’arriver récemment à Givors. Sans papier, ni maîtrise du français. Depuis, dit-il, il attend...
PENSER GLOBAL, AGIR LOCAL
Attac et tous les mouvements alternatifs ne veulent pas attendre et réfléchissent aux formes de résistance à opposer aux Américains en particulier et à l’impérialisme en général. Et on peut afficher un certain espoir lorsqu’on se souvient que des millions de personnes dans le monde ont manifesté dès les premières bombes lâchées sur l’Irak. Il y aussi ces dizaines, ces centaines de milliers de personnes à Porto Alegre ou Gênes, qui ont dit non à la mondialisation. Il y a encore toutes ces voix qui, grâce à internet, se connectent les unes aux autres pour faire passer un autre message que ceux, aseptisés et complices, que nous distille la majorité de médias, journaux, télés et radios, à l’exception notable du Monde Diplomatique.
Chacun en ce soir du 9 avril avait bien conscience que cette guerre en Irak ne constitue pas une fin pour l’administration américaine et ses alliés, mais bien l’amorce d’une entreprise de grande ampleur visant à mettre le monde au pas. Ce sera l’orgueil et la dignité de chacun d’entre nous de dire "non". Ceux qui aujourd’hui ne l’ont pas compris, pourraient demain s’en mordre les doigts. Ce "non" au diktat, on l’entendra certainement encore lorsqu’en juin auront lieu les troisièmes Rencontres Citoyennes. Celles-ci auront pour thème les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), et l’incidence que ces manipulations ont sur les produits que nous consommons. Un sujet autrement plus grave qu’il n’y paraît tant les intérêts financiers liés à ce mode de production sont colossaux. Et qui dit intérêts financiers, dit grands groupes internationaux dont chacun sait qu’ils sont le bras armé occulte de tout pouvoir politique.
NAPLOUSE SOUS LE FEU ET LES BOMBES
Deux jours plus tard, l’Hôtel de Ville accueillait les photos de Abed Omar Qusini. Une quarantaine de clichés louée auprès de Marie-Pierre Vincent, photographe stéphanoise qui commenta l’exposition avec Amjad Rattrout, ami d’enfance de Abed Omar Qusini. Abed Omar Qusini est donc photographe palestinien et collabore à ce titre à de très nombreuses publications internationales et organes de presse dont la prestigieuse agence Reuter. Son métier, Qusini l’exerce avec passion et courage. Ce qui lui a valu de nombreuses blessures par balles tirées par l’armée ou les colons israéliens. Les photos exposées dans le hall de l’Hôtel de Ville témoignent de la destruction méthodique dont la ville de Naplouse (230 000 habitants) a fait l’objet. Amjad Rattrout a rappelé les circonstances dans laquelle cette ville, une des plus vieilles du monde, a été et est toujours saccagée au char, à l’hélicoptère et au bulldozer : "L’armée israélienne a détruit une grande partie de la vieille ville de Naplouse (Nablus), en Cisjordanie occupée. L’attaque a eu lieu du 3 au 21 avril 2002. Ensuite, un couvre-feu a été instauré. Il est ininterrompu depuis lors. Interdiction de sortir, de travailler, d’aller à l’école, d’aller au ravitaillement". La ville de Naplouse est née il y a 9000 ans. C’est l’une des plus vieilles villes de l’Humanité. Elle s’est appelée Tal Balata, puis Shakim. 2500 ans avant JC, Naplouse était une des cités de Canaan. Elle est classée par l’UNESCO au patrimoine historique de l’Humanité".
Après le vernissage de cette exposition, chacun était invité à se retrouver autour d’un buffet à base de spécialités palestiniennes préparées fort opportunément par le personnel du restaurant municipal. Les nourritures terrestres ne craignant pas de cohabiter avec les nourritures spirituelles, il était possible de consulter quelques-uns des ouvrages apportés pour l’occasion par Raghida Ousseiran, de la librairie Alizar, située rue de Marseille à Lyon. Cette jeune femme qui occupe dans son domaine (la littérature arabo musulmane) une place unique dans la région lyonnaise possède un catalogue aussi riche que varié dans cette spécialité.
Enfin, les Grignerots qui le désirent peuvent également visiter l’expo réalisée par Yves Henri installée dans le patio de l’Hôtel de Ville. Des structures disent le quotidien de Jenine. Elles pourraient aussi parler du quotidien de Bagdad, d’une autre ville irakienne ou de n’importe quelle autre cité dans le monde...
[1] Nouvellement née, cette organisation a pris pour nom "les Juifs européens pour une paix juste".
Graphisme et mise en page Raphaël SEVE - Logo Yves OLRY








