
Inauguration du salon du 9° salon des vins solidaire
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Je voudrai, tout d’abord, remercier les viticulteurs pour leur fidélité. Certains nous accompagnent depuis neuf ans déjà.
Remercier, aussi, le Comité de jumelage, les bénévoles et plus particulièrement son Président André Fabre, pour le travail accompli et pour la réussite de ce salon qui est devenu un RDV incontournable dans l’ouest lyonnais.
C’est un salon militant, comme le sont bien des initiatives sur notre commune.
Je voudrai saluer la coopération Nord-Sud et l’ensemble des actions qui sont menées en direction de Koupéla et qui concernent plus particulièrement les écoles primaires et le lycée Kourita, donc la jeunesse de cette ville.
Il est important de mettre en avant la M@ison, qui a mené cette année une mission spécifique afin de remettre à niveau tout le matériel informatique du Lycée Kourita et celui de la mairie de Koupéla.
Qu’il me soit permis de mettre en avant l’ensemble des actions de la ville dans le domaine de la solidarité - des solidarités - car elles sont multiples : l’aide aux plus démunis, aux personnes âgées, aux personnes à mobilité réduite. L’aide en direction de ceux qui sont en recherche de logement et notre prise de position ferme pour nous opposer à toute expulsion locative concernant les personnes en difficulté. Aujourd’hui que des gens meurent de froid dans la rue ou dans leur voiture, cette initiative de la municipalité devrait être citée en exemple plutôt que d’être combattue devant les tribunaux par le Préfet [1].
Il y a donc la solidarité au niveau local qui est primordiale et il y a la solidarité internationale qui ne s’arrête pas au seul Burkina-Faso, puisque nous sommes solidaires de la Palestine et de tous les peuples qui souffrent, sont illégalement occupés ou sont spoliés.
Et à ce propos, permettez moi d’affirmer que notre action en direction du Burkina-Faso n’aurait pas lieu d’être si les pays les plus riches de la planète réunis au sein du G8 avaient un autre comportement vis à vis de l’Afrique, notamment.
Notre action n’aurait pas lieu d’être si l’OMC, ce pouvoir invisible et supranational, ne dictait pas des règles destinées à appauvrir plus encore les pays pauvres pour permettre aux pays riches et aux multinationales de prospérer sur le dos de la misère.
Notre action n’aurait pas lieu d’être si les résolutions de l’ONU étaient appliquées quand elles s’opposent à la violation des lois internationales.
Notre action n’aurait pas lieu d’être si la France avait une autre politique, en direction de l’Afrique, que celle que nous connaissons et qui est jalonnée par les scandales politico-financiers que l’on sait. De l’affaire Elf à celle des ventes d’armes à l’Angola la liste est éloquente. Le but aussi : piller les ressources des pays africains pour satisfaire nos besoins énergétiques et augmenter notre sacro-sainte croissance.
Notre action n’aurait pas lieu d’être si, enfin, l’être humain était définitivement placé au centre de toutes nos préoccupation, ce qui est loin d’être le cas ni en France, ni en Afrique, ni dans le monde.
Alors tout au long de ces deux jours, en goûtant ces fabuleux produits du terroir, en dégustant ce nectar issu du savoir faire de plusieurs générations, ayons une pensée pour celles et ceux pour qui cette manifestation est organisée, à savoir de la population de Koupéla et de sa jeunesse qui mérite beaucoup mieux que la misère dans laquelle le monde occidental la confine.
Bon salon a vous tous et en cette période ou l’on voudrait tout criminaliser - et la consommation d’alcool en particulier - n’oublions pas que le vin c’est la fête et même s’il ne faut pas en abuser, autorisons-nous aujourd’hui une bonne dégustation en partant du principe qu’il n’est pas interdit de cracher au bassinet.
René BALME
Maire de Grigny
26 novembre 2005.
[1] Le Préfet a déféré par deux fois le maire de Grigny, René BALME, en référé devant le tribunal administratif de Lyon pour faire suspendre deux arrêtés anti-expulsions. Le TA a donné raison au Préfet par deux fois en suspendfant les arrêtés. Le jugement sur le fond n’a toujours pas eu lieu.
Graphisme et mise en page Raphaël SEVE - Logo Yves OLRY








