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Lettre du Maire

L’opposition municipale voulait augmenter les impôts de 18,5%

L’UMP locale dévoile publiquement, lors du Conseil municipal consacré au vote du budget, sa véritable stratégie et démontre qu’elle ne reculera devant aucune bassesse pour torpiller le travail de la municipalité. Mensonges et fausses informations sont de mise pour discréditer le Maire et la majorité. En qualité de Maire de tous les Grignerots depuis bientôt 15 ans, j’assume, avec l’équipe de la majorité municipale, les choix et orientations pour le développement de Grigny, que nous avons élaborés avec les habitants. Et j’accepte les divergences. Elles sont, d’une part la juste conséquence des résultats des scrutins municipaux et d’autre part une composante naturelle de la démocratie participative. En revanche, je ne permets pas que les ambitions politiques et personnelles, en l’occurrence de l’opposition municipale et de l’UMP, prennent le pas sur la légitime obligation de servir l’intérêt général.

Une opposition déloyale

En ouverture du Conseil municipal du 29 mars, j’informe l’ensemble des élus qu’une erreur administrative, due à une grave et regrettable mauvaise interprétation des textes par les services, me contraint à proposer une nouvelle rédaction du budget qui prive la Ville de 150 000 € de recette, par rapport aux prévisions initiales. L’UMP excuse « l’erreur humaine ». La suite montre que l’opposition municipale traque la défaillance politique au prix d’excuser toutes celles qui surviendraient des services municipaux. Cette sélectivité de la faute nous interroge d’autant plus que certains services ne font pas l’objet d’autant de mansuétude de la part de l’opposition toujours prompte à relever le dysfonctionnement administratif.

L’opposition exige une dépense de 507 000 €

Dès l’ouverture du débat, l’opposition exprime son exigence, sous peine de poursuite devant le Tribunal Administratif, d’inscrire une dépense de fonctionnement de 507 000 € pour l’achat de locaux dans la future médiathèque Léo Ferré, au prétexte que la CCRS aurait inscrit cette somme en recette de fonctionnement.

Après avoir longtemps débattu et argumenté, sans succès en direction de l’opposition, j’ai proposé, si cette somme s’avérait nécessaire, de l’inscrire en dépense d’investissement et j’ai demandé au Conseil municipal de valider cette proposition avec la condition suspensive de sa nécessité après consultation d’un juriste. Cette proposition a été validée par les élus de la majorité et l’opposition - qui avait tant réclamé l’inscripion de cette somme - votait contre.

Il faut toutefois rappeler que si la demande de l’opposition avait été validée, cela aurait eu pour conséquence d’augmenter les impôts locaux de près de 18,5 % ! Mais la manoeuvre politicienne qui consistait à pousser à l’erreur le Conseil municipal en semant le doute a échoué. Ce fut la seule intervention de l’opposition sur ce budget 2005. J’ai pourtant invité à la discussion concernant les désengagements de l’Etat, combinés à l’augmentation des prélèvements qui émeuvent nombre d’élus locaux dans toute la France. Rien. Respectant son habitude, l’UMP refuse de voter le budget, prétextant qu’il n’était pas sincère. Par contre, elle vote la dépense prévue pour les subventions aux associations locales, regrettant vivement que le syndicat CGT en fasse partie. Les syndicalistes apprécieront !

Il est clair que l’opposition aurait bien aimé démontrer que le Maire et les élus de la majorité ne maîtrisent pas les mécanismes budgétaires où qu’ils n’ont pas été suffisamment attentifs à sa préparation. Malheureusement pour eux ce ne fut pas le cas et la démonstration leur a été faite, de manière magistrale, que même sur des sujets très techniques le Maire et la majorité ont une parfaite connaissance de la fiscalité et des finances locales.

Aujourd’hui, nous affirmons que la sincérité du budget est respectée. La consultation de services juridiques confirme que le budget a bien été bâti selon les règles de la comptabilité publique. Les travaux de la médiathèque se terminant au mieux en janvier 2006, la dépense ne peut être inscrite qu’au budget 2006, quoi qu’ait prévue la CCRS dans son budget 2005. En effet une collectivité ne peut pas exercer de tutelle sur une autre, et c’est une règle de base que ne pouvait ignorer l’opposition.

Par ailleurs, la législation n’oblige à inscrire au budget que les recettes et dépenses qui seront effectivement réalisées durant l’exercice en cours, c’est la base de la sincérité d’un budget et l’opposition ne pouvait pas l’ignorer. D’autre part, et nous ne l’avons appris que plus tard, le bien public étant incessible et inaliénable, il faudra trouver une autre solution pour devenir propriétaire des locaux que nous avons réservé dans la médiathèque Léo Ferré.

L’UMP est fidèle à elle-même en refusant, de façon permanente, le développement démographique, économique et social de la commune. Les raisons lui appartiennent et il faudra qu’elle s’en explique un jour. L’opposition systématique, organisée et souvent théâtrale, lors des Conseils municipaux est un moyen lassant et particulièrement inintéressant tant les arguments font défaut. Le pire réside dans l’obstruction et le mensonge qui n’ont rien à voir avec le débat d’idées.

C’est pourquoi j’invite chaque grignerot à être, d’une part exigeant avec le service public et d’autre part à vérifier toutes les informations qui peuvent être véhiculées, notamment par l’opposition en quête permanente de conflits larvés avec la municipalité.

René Balme
Maire de Grigny
le 3 avril 2005


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