
René BALME s’insurge contre le logement insalubre
René BALME alerte l’opinion publique à travers ce communiqué de presse :
Une veuve de 41 ans et ses trois enfants de 12, 16 et 20 ans relèvent la tête aujourd’hui et acceptent de tourner le dos à une honte et un sentiment de culpabilité qui ne leur incombent pourtant pas. Ils dénoncent l’inertie du bailleur social, certes privé, lequel nie toujours davantage, année après année, ses responsabilités et s’appuie sur un retard de loyers pour laisser s’installer moisissures, rouilles, cafards et dégradations en tous genres menaçant péril.
Mon mandat de maire me confère des responsabilités particulières en matière de salubrité publique et d’hygiène notamment. Même si le représentant de l’Etat considère trop souvent que j’outrepasse mes prérogatives lorsque je je prends des dispositions destinées à placer l’être humain au centre de l’action politique, je ne suis pas de ceux qui s’avouent vaincus pour autant. Et dans ce dossier, il m’apparaît évident que la société d’HLM privée a décidé de placer la rentabilité financière et celle de ses actionnaires au centre du débat plutôt que la famille qu’elle héberge. C’est inadmissible et ce que j’ai vu ce matin, en me rendant sur les lieux et qui donne la nausée, ne grandit pas ceux qui ont permis une telle situation.
Le problème posé de l’appauvrissement des familles ne doit pas souffrir des lenteurs administratives d’où qu’elles viennent, du choc des lois et règlements et de la permanente tentative des diverses autorités de reporter la responsabilité d’une situation donnée sur d’autres. Le jugement moral porté sur les personnes atteintes par la précarité, qu’elle soit extrême ou non est inadmissible dans le traitement d’un dossier de ce type. Les locataires ont aussi des droits, ils doivent se persuader de les défendre et la municipalité les y aidera. Dans le dénuement, les démarches pour solutionner un problème peuvent devenir difficiles, voire insurmontables. L’isolement créé par l’inertie des pouvoirs et le sentiment de culpabilité renvoyé aux victimes sont heureusement atténués, sur Grigny, par des mouvements associatifs dont l’écoute active et la vigilance sont précieux.
Je réclame, plus que jamais, le retour des valeurs fondamentales de solidarité. Les institutions qui détiennent le pouvoir d’intervention doivent revenir au bon sens commun et cesser de n’appliquer qu’un règlement. Elles doivent considérer véritablement la personne humaine qui se présente à elles et les placer au coeur de leur action. Je remercie les mouvements en tout genre qui oeuvrent dans ce sens et j’appelle chacune et chacun d’entre nous à retrouver toute sa capacité d’indignation en n’acceptant plus des conditions de vie qui nous ramènent tous au Moyen-Age.
René BALME Maire de Grigny (Rhône) Le 18 juin 2008
nb : une vidéo de cette visite est disponible sur le site internet de ViVé : http://www.vive-fr.org/ drupal_vive/node/246
Contact : Mairie de Grigny - Cabinet du Maire, tél. 04 72 49 52 34 et courriel : acandela@sitiv.fr
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